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  Chirurgien
       
           
 

« Vos questions » ou « Les questions que vous posez »

Q1 : Pourquoi mettre en place une prothèse totale de  hanche ?
Q2 : Est-ce une intervention sure ?
Q3 : Comment est constituée une prothèse ?
Q4 :
En quelle matière est elle faite ?
Q5 : Comment est fixée une prothèse ?
Q6 : Combien faites vous de prothèses de hanche par an ?
Q7 : L’opération est elle prise en charge par la sécurité sociale ?
Q8 : Les suites opératoires sont elles douloureuses ?
Q9 : Quand vais-je remarcher ?
Q10 : Combien dure l’opération ?
Q11 : Combien dure l’hospitalisation ?
Q12 : Quel type d’anesthésie ?
Q13 : Y aura-t-il des transfusions ?
Q14 : Quelles sont les complications possibles ?
Q15 : Dois je aller en centre de rééducation ou rentrer à domicile ?
Q16 : Quel type de rééducation ?
Q17 : Quelles précautions dois je prendre en cas de retour à domicile ?
Q18 : Dois je forcer ?
Q19 : Quand fait on l’ablation des fils ?
Q20 : Quand puis je prendre une douche ?
Q21 : Quand puis je abandonner les cannes ?
Q22 : Quand puis je conduire la voiture ?
Q23 : A propos des relations sexuelles ?
Q24 : Quand reprendre le sport ?
Q25 : Combien de temps va durer ma prothèse ?
Q26 : Que faire pour que ma prothèse dure le plus longtemps possible ?
Q27 : Combien de temps attendre entre les 2, en cas d’atteinte bilatérale ?
Q28 : Combien de temps d’arrêt de travail ?
Q29 : Quand dois je vous revoir dans les suites d’une prothèse ?
Q30 : Posez votre question si elle n’est pas dans cette liste.

Q1 : Pourquoi mettre en place une prothèse totale de  hanche ?
On propose le remplacement de l’articulation de la hanche par une prothèse, lorsque l’on estime que l’articulation est détruite ou n’est plus fonctionnelle de par :
- l’arthrose (l’usure du cartilage)
- une nécrose de la tête du fémur
- une maladie rhumatismale
- une dysplasie (évolution d’une malformation congénitale)
- certaines fractures du col du fémur (lorsque l’on a la certitude qu’elles ne peuvent consolider)
Et que cela entraîne des douleurs et un retentissement important dans le quotidien du patient.
Q2 : Est-ce une intervention sure ?
OUI, mais le bénéfice immédiat et surtout à long terme (durée de vie de la prothèse) est lié à beaucoup de facteurs dont le plus important est selon moi l’hyperspécialisation du chirurgien.
Les douleurs de la hanche sont toujours améliorées de façon importante, avec dans la grande majorité des cas « l’oubli » de la prothèse à 1 an.
Par ailleurs, le retentissement pré-opératoire de la hanche sur les articulations sus et sous jacentes est appréciable entre 3 et 6 mois :
- les douleurs du genou sont le plus souvent améliorées sauf bien sûr  si il existe aussi une arthrose à ce niveau.
- les douleurs lombaires sont le plus souvent améliorées sauf en cas de hernie discale ou d’arthrose à ce niveau.
Q3 : Comment est constituée une prothèse ?

Une prothèse totale de hanche comprend 4 ou 5 parties :

la tige fémorale qui se place à l’intérieur du fémur :
Sa forme et sa dimension sont adaptées au fémur du patient.
Le plus souvent, le col est solidaire de cette tige.

 

Parfois, il n’est pas solidaire de la tige et le col du fémur a une longueur et une orientation choisies pour reproduire au mieux celle du col de votre fémur. Ce sont des tiges modulaires ; l’avantage est que vos muscles retrouvent une longueur et une tension identiques à la nature ce qui facilite la marche et corrige la boiterie.
La tête du fémur s’emboîte sur la tige et s’articule avec la partie de la prothèse située dans le bassin (la cotyle prothétique)

le cotyle prothétique est la partie femelle qui se fixe dans le bassin en reproduisant la forme, l’orientation et la taille.
Il comprend 2 parties :
une partie métallique (visible sur une radio) recouverte d’hydroxyapatite et fixée  de plus avec une vis

un insert (non visible directement sur la radio) qui est emboîté dans la précédente et qui s’articule avec la tête du fémur.

Q4 : En quelle matière est elle faite ?

Différents matériaux entrent dans la constitution d’une prothèse totale de hanche :
- le titane par sa résistance et son élasticité (tige et cotyle prothétique)
- le revêtement d’hydroxyapatite (molécule proche de celle de l’os) qui permet une fixation naturelle de la prothèse (tige et cotyle) en 6 à 8 semaines le plus souvent.
- le métal, le chrome cobalt ou la céramique d’alumine pour la tête.
- le poléthylène, l’alumine voire le métal pour l’insert.

Q5 : Comment est fixée une prothèse ?

De 3 façons :
1/ le travail de l’os qui est sculpté de façon à être en contact parfait avec la prothèse dont la forme et la taille sont étudiées pour s’adapter parfaitement à l’os.
Cela est réalisé au niveau du fémur par râpes ou compacteurs de taille croissante et au niveau du bassin par des fraises de taille croissante.
Des formes particulières du fémur (acquises ou congénitales) justifient des tiges sur mesures conçues et fabriquées par ordinateur à partir d’un scanner pré opératoire.
2/ Au niveau du bassin l’hydroxyapatite qui recouvre la partie métallique permet à l’os de fixer la prothèse.
3/au niveau du fémur, l’hydroxyapatite ou une mince couche de ciment chirurgical selon les indications, complète la parfaite adhérence de la tige à l’os.

Q6 : Combien faites vous de prothèses de hanche par an ?
Autours de 150 prothèses totales de hanche.
Q7 : L’opération est elle prise en charge par la sécurité sociale ?

Oui pour la majeure partie
- les mutuelles prennent en charge à des degrés divers, partiellement voire totalement les dépassements d'honoraires inhérents à la pratique en libéral (assurance professionnelle, rémunérations des 2 aides opératoires nécessaires à la pose d'une PTH, secrétariat, taxes diverses qui sont à la charge du chirurgien)
- dans tous les cas ces dépassements sont faits avec tact et mesure.

Q8 : Les suites opératoires sont elles douloureuses ?

La douleur reste en général très tolérable par :
- le caractère mini invasif
- la pompe à morphine, qu’il faut utiliser très facilement pendant la première nuit
- l’utilisation des médicaments anti-douleurs modernes dans les jours qui suivent.

Q9 : Quand vais-je remarcher ?

Lever le soir même de l’opération, vous remarcherez de façon progressive à partir du lendemain, mais surtout après l’ablation du drain et de la perfusion (le sur lendemain de l’intervention).

Q10 : Combien dure l’opération ?

L’intervention en elle-même dure 1 heure à 1 heure15 en moyenne dans la très grande majorité des cas.
Mais entre la préparation à l’opération et le passage par la salle de réveil ensuite, vous serez parti  en moyenne 5 heures de votre chambre.

Q11 : Combien dure l’hospitalisation ?

Le séjour en clinique est de plus en plus court, directement lié à l'hyperspécialisation, de l'ordre de 5 à 6 jours dans la majorité des cas.

Q12 : Quel type d’anesthésie ?

voir hospitalisation avant- consultation d’anesthésie

Q13 : Y aura-t-il des transfusions ?

La chirurgie mini invasive d’une part et les traitements pré-opératoires (fer, EPO,…) permettent d’éviter toute transfusion dans 95 % des cas en ce qui concerne une prothèse totale de hanche de première intention programmée.

Q14 : Quelles sont les complications possibles ?

Les complications survenant durant l’intervention sont exceptionnelles, mais  étant décrites dans la littérature, il est nécessaire de les citer :
-  l'intolérance au ciment acrylique lors du scellement de la pièce fémorale. Cette intolérance se traduit par une chute de la pression artérielle, pouvant aller jusqu'au collapsus cardio-vasculaire. C'est cet accident au ciment qui est responsable de la quasi totalité des décès per-opératoires qui peuvent être rapportés. Ces accidents sont actuellement prévenus par une surveillance per-opératoire continue des différents paramètres, et le maintien d'une pression artérielle efficace pendant le scellement à l'aide de drogues adaptées. Ces accidents doivent être craints surtout chez les personnes âgées et les insuffisants cardiaques.
- fracture du fémur sur os ostéoporotique, pouvant nécessiter une fixation par plaques vissées ou des cerclages.
- Plaies de vaisseaux sanguins ou de nerfs passant à proximité de l’articulation, pouvant entraîner  une hémorragie ou une paralysie. 

Les complications après l’intervention :
- la phlébite : la formation d'un caillot dans une veine peut parfois se produire en dépit d'un traitement anticoagulant préventif. Cette complication entraîne elle-même un risque de survenue d'une complication qui peut être grave : l'embolie pulmonaire. Un écho doppler permet de la dépister au moindre doute.
- l’hématome : est dû au fait que l’on ne peut empêcher l’os de saigner et qu’un traitement anticoagulant à forte dose est rendu nécessaire pour une raison médicale. L’hématome qui inquiète est celui qui s’écoule par la cicatrice, pouvant nécessiter dans certains cas une évacuation chirurgicale.
- l’infection : Pendant l'intervention une contamination bactérienne est toujours possible. Un autre mode de contamination est la contamination par voie hématogène, c'est à dire par voie sanguine. Au cours par exemple d'une infection dentaire, ORL, digestive cutanée …Une bonne prévention est donc à effectuer chez toute personne porteuse d'une prothèse. Une infection peut nécessiter une reprise chirurgicale. Il s'agit d'un événement grave qui peut compromettre l'avenir de la prothèse et donc de la fonction articulaire. Une infection de ce type peut aussi avoir des conséquences sur l'état général du patient. Une ou plusieurs interventions peuvent être nécessaires, dans la plupart des cas une nouvelle prothèse pourra être remise en place.
- la luxation (déboîtement) : Très douloureuse, la luxation nécessite une réduction sous anesthésie générale. La planification de l’intervention associée à la chirurgie mini invasive permet de minimiser cette complication.

CE LONG INVENTAIRE DE COMPLICATIONS JUSTIFIE L'ENSEMBLE DES PRECAUTIONS PRISES …

Q15 : Dois je aller en centre de rééducation ou rentrer à domicile ?

Le retour à domicile suppose que soient réunies 3 conditions :
- que le patient ait rapidement retrouvé une bonne autonomie
- que le conjoint soit en bonne forme et apte à assumer le quotidien.
- que le domicile soit pratique
Dans le cas contraire un bref séjour en rééducation est préférable de manière à « autonomiser le patient »

Q16 : Quel type de rééducation ?

voir kinésithérapie – rééducation après hospitalisation

Q17 : Quelles précautions dois je prendre en cas de retour à domicile ?

voir l'hospitalisation – après - rééducation - visualiser les conseils (pdf)

Q18 : Dois je forcer ?

JAMAIS

Vous devez comprendre que la maladie, l’opération et l’hospitalisation ont affaibli votre hanche.
Il faut donc la réhabituer progressivement à l’effort sans en faire trop au départ :
- ne soyez pas pressé de quitter vos cannes
- montez et descendez les escaliers marche par marche
- éviter les trop longs trajets à pied. Mieux vaut privilégier la qualité de la marche (en contrôlant son bassin) à la distance.

Q19 : Quand fait on l’ablation des fils ?
15 jours après l’opération.
Q20 : Quand puis je prendre une douche ?

48 heures après l’ablation des fils.

Q21 : Quand puis je abandonner les cannes ?

En cas de tige non cimentée, il faut garder impérativement les cannes 6 semaines, période critique pour la bonne intégration de la tige et garant de longévité de la prothèse.

En cas de tige cimentée, vous pourrez abandonner progressivement vos cannes, dès que votre marche est correcte, équilibrée avec 1 bon déroulement du pas et avec l’accord de votre kiné. Entre 15 et 30 jours en moyenne, mais rien ne presse…

Q22 : Quand puis je conduire la voiture ?

A l’abandon des cannes..

Q23 : A propos des relations sexuelles ?

Quelques questions et éléments de réponse sur ce sujet :

Puis je reprendre les relations sexuelles après une prothèse de hanche ?
La grande majorité des patients est capable d’avoir des rapports agréables et sûrs, après mise en place d’une prothèse. Ces personnes qui avaient cessé toute activité sexuelle, du fait de la douleur, de la perte de mobilité et du stress causés par leurs problèmes articulaires, trouvent un réel bénéfice à ce niveau par une hanche plus mobile et indolore.
Cela peut prendre néanmoins quelques semaines avant de se sentir à l’aise avec cette nouvelle hanche.

A quel moment puis je recommencer sans risques ?
Le temps exact varie énormément selon les gens. Entre 4 à 6 semaines, il n’y a plus de risque.

Quelles positions sont sûres pour moi pendant les rapports ?
La plupart des patients, hommes et femmes confondus, préfèrent reprendre leurs relations sexuelles de manière passive, couchés sur le dos.
Au fur et à mesure de la récupération de votre hanche, vous pouvez prendre un rôle plus actif lors de l’acte sexuel.
Les hommes pourront apprécier d’être sur leur partenaire, tandis que les femmes trouveront peut être plus agréable d’être allongées sur le côté non opéré.
Après quelques mois, les patients peuvent reprendre une activité sexuelle dans pratiquement toutes les positions confortables.

Que dois je dire à mon/ma partenaire ?
Une bonne communication entre votre partenaire et vous-même est essentielle, et vous pouvez peut être lire ce chapitre ensemble.

Q24 : Quand reprendre le sport ?

- le vélo d’appartement tout de suite.
- sport en ligne, comme vélo et natation à 2 mois
- le footing vers le 4eme mois
- tous les sports sans exception, dès la sensation d’oubli de la prothèse dans le quotidien, généralement entre 4 et 6 mois selon les personnes, mais toujours de manière progressive.

Q25 : Combien de temps va durer ma prothèse ?

Difficile de répondre précisément, vu le nombre de paramètres :
- lié à la prothèse : matériaux, forme, revêtement..
- lié au chirurgien : planification, technique de pose, expérience..
- lié au patient : poids, activité, respect des consignes dans la partie post opératoire immédiate, qualité de l’os…
Il est logique, avec les progrès récents, en matière d’implants, en matière de technique chirurgicale, en matière d’information au patient, d’espérer 20 ans ou plus…

Q26 : Que faire pour que ma prothèse dure le plus longtemps possible ?

Si dans le quotidien il faut oublier sa prothèse, il faut cependant garder en mémoire 2 choses :
La prothèse de hanche est un corps étranger, et ne dispose pas de défense contre l’infection. Il faut donc :
- éviter les injections dans la fesse du côté opéré
- traiter les infections à distance qui peuvent parfois faire circuler les microbes vers la prothèse :
          *infections urinaires
          *infections dentaires
          *ongle incarné, infections cutanées
La prothèse de hanche est une mécanique, qui peut donc s’user, mais elle s’usera :
- d’autant moins qu’elle sera rodée :
          *éviter l’inactivité
          *pratiquer la marche, le vélo, la natation
          *entretenir son tonus
- d’autant plus qu’elle sera surmenée :
          *éviter les travaux de force ; bécher
          *éviter le port de charges lourdes
          *éviter de prendre du poids

Q27 : Combien de temps attendre entre les 2, en cas d’atteinte bilatérale ?

Sauf cas particulier, il est logique d’attendre que la première hanche soit oubliée avant d’opérer la seconde.
Un délai minimum de 4 mois parait raisonnable.

Q28 : Combien de temps d’arrêt de travail ?
Entre 60 et 120 jours selon la pénibilité physique du travail.
Q29 : Quand dois je vous revoir dans les suites d’une prothèse ?

voir hospitalisation – après - suivi post opératoire

Q30 : Posez votre question si elle n’est pas dans cette liste.

docteur.ozoux@orange.fr

 

 
   
   
   
   
   
Dernière mise à jour :
15 novembre 2013